On a bon dos

J’étais en train de rédiger par rapport à quelque chose que je regrettais de ne pas faire assez souvent mais au lieu d’écrire à la première personne, j’ai réalisé que j’utilisais le pronom « On » et d’un seul coup, mon cerveau, qui a en général du mal à calculer et à suivre la cadence, m’a submergé d’émotions négatives, sensation vraiment très désagréable, mais par contre, j’ai vraiment réalisé comme en un éclair, ce qui me dérangeait.

En effet, j’étais en train de parler de quelque chose que je ne fais pas et utiliser « On » dans ce contexte, c’est tout d’abord sous-entendre que tout le monde le fait, ou en l’occurence ne fait pas. Heu, bah non quoi, qui je suis pour accuser tout le monde de faire les mêmes erreurs que moi ?

De plus, utiliser « On », c’est tenter de mettre de la distance sur ce comportement dont je ne suis pas fière. Encore une fois : bah non quoi ! Mon éducation m’a appris que la méthode pour gérer ses erreurs, c’est de les assumer afin de les comprendre pour ne pas les reproduire.

Et puis, utiliser « On », c’est une tentative pour forcer l’empathie. Allez, une dernière fois : bah non quoi ! J’ai honte de moi, ce n’est pas bien de forcer quelque chose, même si c’est « simplement » de l’empathie. Je dois laisser les gens se faire leur propre idée, leurs propres sentiments par rapport à la situation que je décris et c’est à chaque lecteur/interlocuteur de ressentir ce qui lui sera propre, de l’empathie s’il veut ou autre chose mais rien de forcé.

Alors, j’admets que rédiger tous mes articles en utilisant le pronom « je » me fait un peu peur, peur que des personnes pensent que j’ai un ego surdimensionné mais tant pis, maintenant que mon cerveau, mon inconscient, mon moi ou mon sur-moi (rayer la mention inutile lol) m’a partagé ces réactions, continuer à faire ce que je considère être une erreur serait vraiment idiot de ma part.